Bergerie Saint Pierre, André ANXIONNAZ et Ghislaine GARCIA

L’Earl « la Bergerie de St Pierre «  est située à Bande, hameau de St Pierre de Genebroz, commune de l’extrémité sud de la Chaîne de l’Epine, près des Echelles. Elle regroupe André ANXIONNAZ et sa compagne, Ghislaine GARCIA (tel 04 79 36 50 84)

Installé en 1991, André a créé, puis développé son exploitation, en augmentant son cheptel, et en construisant des bâtiments fonctionnels. L’effectif est ainsi passé progressivement de 60 brebis à aujourd’hui plus de 280 brebis laitières traites de race Lacaune, et 300 brebis de race Mourerous, pour la production d’agneaux. Parallèlement, l’Earl a embauché un puis plusieurs salariés. Récemment, l’installation d’un tapis roulant pour l’alimentation des animaux, a réduit efficacement la pénibilité du travail. La salle de traite de 40 places, permet également de traire 280 brebis en 1 heure.

Le site est montagneux, à une altitude de .800m, avec des conditions climatiques assez difficiles, typiques de la Chartreuse. Ainsi, toute la surface de 40 ha autour des bâtiments, est exploitée en prairies naturelles. En complément, le troupeau monte en alpage pendant l’été au dessus de Bourg St Maurice.
L’agnelage a lieu de septembre à mai (hors alpages), avec un pic à l’automne, les béliers étant retirés du troupeau de janvier à avril, sachant que la gestation dure 5 mois.
Après 1 mois d’allaitement des agneaux, 270 à 180 brebis sont traites d’octobre à début août, avec une production en diminution progressive de 2 à 0,5 litres par jour et par bête, soit 200 à 250 litres par lactation. Cela représente une production annuelle de 60 000 litres.

Le lait est transformé sur place tous les jours en :

- tommes, fromages de700 à 900g pièce, affinés pendant 1 à 3 mois
- yaourts « nature » ou « vanille »
et sérac, maigre, fabriqué à partir du petit lait (lactosérum), sous produit de la transformation en tomme. Quelques porcs sont élevés pour valoriser ce petit lait, avec une croissance lente, et des carcasses lourdes, pour une meilleure qualité gustative.

La transformation fromagère et l’affinage sont « traditionnels », à partir d’un lait cru entier, avec utilisation de présure et de ferments lactiques, sans recours à d’autres ingrédients.

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Il faut savoir, que lait de brebis est très riche, comparativement à celui des vaches, et encore plus à celui des chèvres, d’où un très bon rendement fromager (20 à 25 kg pour 100litres), et une texture très particulière des produits, à la fois dense, fine et douce. Les qualités gustatives varient bien sûr selon les saisons, en fonction de l’alimentation, et du stade de lactation (lait plus riche en fin de lactation).

Les produits sont vendus :

  • - en magasins de producteurs (Pont de Beauvoisin et la Motte-Servolex)
  • - en coopératives (Bourg St Maurice et Aime)
  • - en crémeries (Chambéry)

700 agneaux environ naissent chaque année dans l’élevage, soit un peu plus de 1,2 par brebis.
60 agnelles Mourerous sont gardées pour le renouvellement, et jusqu’ici des achats réguliers d’agnelles Lacaune ont été réalisées dans sa région d’origine (Aveyron). Ainsi plus de 600 agneaux sont finis, et vendus à des négociants et en vente directe, à 40kg vifs en moyenne.
Les agneaux issus des brebis destinées à la production de viande, sont commercialisés sous le label « viande de Chartreuse ». Ils sont élevés « sous la mère » (allaités) pendant 3 à 4 mois, puis engraissés en finition pendant 1 à 2 mois, avec des aliments concentrés (céréales, luzerne ..).
Abattus à Grenoble, abattoir le plus proche, une bonne part sont découpés dans un atelier agréé local, puis vendus en morceaux sous vide dans les magasins de producteurs, ou en caissettes.
Les brebis sont en pâturage d’avril à octobre, avec un été en alpage. Elles sont nourries l’hiver avec du foin, et du regain (deuxième coupe plus riche), récolté en totalité sur l’exploitation, et en partie « séché en grange » pour une meilleure qualité nutritive. Un complément indispensable de céréales, de luzerne et de tourteaux est acheté à l’extérieur, compte tenu de l’absence de surface labourable.

 

Cette alimentation en grande dominante herbagère, issue de prairies naturelles, garantit une typicité, une saveur et une qualité quasi « biologique » des produits. En effet, il n’ y a pas d’utilisation d’engrais, ni de pesticides sur l’exploitation. Par contre l’élevage n’est pas en AB, car il achète des céréales conventionnelles.